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Biblissimo

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Vous trouverez ici des documents visant à une meilleure connaissance de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Ils représentent le fruit de recherches personnelles. Je les mets à votre disposition en vous demandant de respecter les droits d'auteur. Bon travail!


COURS D'INTRODUCTION A SAINT PAUL. XI: Théologie de la rédemption

Publié par Biblissimo sur 9 Août 2011, 19:02pm

Catégories : #Corpus paulinien

Il s'agit, dans cette partie du cours, de dégager la structure fondamentale de la pensée de Paul relative au salut tel que Dieu, dans le Christ, nous l'a acquis.

C’est évidemment le problème fondamental[1].

Dans ce domaine plus qu'en aucun autre, sa pensée se développe sur la base de l'espérance juive dans le Dieu qui offre à son peuple le pardon et les moyens d'être justifié. Mais, plus encore qu'en Christologie, Paul se montre d'une audace inouïe, par exemple lorsqu'il affirme la totale gratuité du salut ou formule de manière décisive la dimension sacrificielle de la mort de Jésus. Il faudra accepter, dans ce domaine particulièrement, que les formulations pauliniennes soient marquées par le tâtonnement et l'héritage vétérotestamentaire.

Un effort particulier sera de définir de la manière la plus précise possible le vocabulaire utilisé par Paul.

 

L’analyse du vocabulaire de la rédemption conduit à reconnaître quatre dimensions à la conception paulinienne du salut :

salut de type moral : passer du mal au bien, vivre dans la communion avec Dieu ;

dimension de type juridique : être en conformité avec la Loi, avec l’Alliance ; être juste ;

dimension de type physique, et même cosmique ; car le corps est solidaire de l’âme, et l’homme tout entier est solidaire de l’Univers ;

dimension de type historique et collectif, à travers l’élection d’Israël, dans les derniers temps (perspective eschatologique), autour de la personne d’un chef (messianisme).

Paul cherche le comment du salut. La mort et la résurrection du Christ nous sauve, mais comment ?

 

Une remarque préalable visant à dégager le terrain de l'analyse: La notion de satisfaction aussi bien pour le châtiment que pour le péché, que Luther a largement reprise à Thomas d’Aquin[2] et qui fut solennellement exposée par Anselme de Cantorbéry, absorbant les concepts de sacrifice et de rachat, est étrangère à Paul.

 

1. Vocabulaire

Voici les principaux termes utilisés par Paul et sur lesquels toute analyse va se baser:

Sauver (sôzô)

Acheter (agorazô)

Libérer, racheter (apolutrôsis) = image appartenant au registre des relations sociales (libération)

Justifier = acte de type juridique[3]

Réconcilier (katallassô) = renvoie aux relations interpersonnelles [4]

Expier (hilastèrion) = vocabulaire cultuel

À la place de : hyper (Rm 8, 32) ; dia + acc.

2. Les sources de la pensée paulinienne

Paul n'est évidemment pas le premier à essayer d'expliquer la foi de l'Eglise primitive. Il va donc s'appuyer sur des textes des Ecritures et des traditions transmises par ses devanciers. Indiquons notamment:

* Le serviteur souffrant d’Is 52-53

* Les paroles de la Cène (1 Co 11,23-25) et le logion de la vie donnée en rançon (Mc 10,45)

* Le baptême, identification à la mort et à la résurrection de Jésus (Rm 6,3-5)

* Les sacrifices cultuels de l’A.T. dans leur contexte liturgique (Pâques et Yom Kippur notamment)

* Pâque (libération) : 1 Co 5,7 et Exode.

3. La « parole de la croix » (1 Co 1, 18)[5]

« L’antinomie paulinienne de la vie apostolique » (L. Cerfaux).

3.1 J. Zumstein

Paul est l’héritier de la tradition kérygmatique qui voit dans la confession de la mort de la résurrection du Christ l’événement eschatologique du salut. Il infléchit pourtant la compréhension de cet événement fondateur en l’interprétant à l’aide du concept de « croix », si bien que la « parole de la croix » devient le principe constitutif de sa théologie, en particulier de la théologie de la rédemption. La croix est le seul événement du salut. La résurrection est seconde par rapport à la croix, elle en manifeste la signification. « Que jamais je ne me glorifie sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ, qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié pour le monde » (Ga 6, 14).

L’hymne de la lettre aux Philippiens peut représenter comme une première étape (ou plutôt une seconde si on prend en compte l’opinion de Saul à l’égard de celui qui pend au gibet – Ga 3, 13) : la résurrection est récompense à la fidélité du Christ jusqu’à la mort de la croix.

Voir p. ex. : 1 Co 1, 17 (la « croix du Christ » est supérieure à la « sagesse du langage ») et 2, 2 (le Christ que Paul prêche aux Corinthiens n’est autre que le « Christ crucifié ») ; Ga 2, 21 ; 5, 11 (le « scandale de la croix » réduit à néant l’intérêt de la circoncision) et 3, 1 (c’est le Christ crucifié que Paul met devant les yeux des Galates pour leur faire saisir leur stupidité).

La croix n’est plus objet d’interprétation : elle est sujet de toute théologie, elle déchiffre l’ensemble de la réalité et plus encore la « juge ».

Noter : 1 Co 1-4 est plutôt théologique : il s’agit de dégager la nouvelle économie de salut ; 2 Co est davantage tourné vers l’homme, pour montrer comment l’apôtre est configuré au Seigneur crucifié.

L’effort de Paul en 1 Co est de relier le logos staurou directement à la Sagesse divine, puisque Dieu en a fait l’événement décisif d’une nouvelle, définitive et parfaite économie du salut. Plus encore, elle est une parole sur Dieu à travers le fait qu’il a choisi de glorifier son Fils infiniment au-dessus d’Abraham et Moïse par le moyen d’un abaissement qui n’est pas seulement occasionnel, ni même décisif, mais révélateur. Révélateur d’un changement radical des critères qui permettent de reconnaître la main et la sagesse de Dieu dans l’histoire.

L’expérience extatique qui se concrétise dans un enlèvement céleste (2 Co 12, 1-6) ne débouche sur aucune parole de révélation ; Paul la considère donc comme vaine. La seconde révélation (2 Co 12, 7-10) a un contenu net : « Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Or, elle consiste à interpréter la mission de l’apôtre en fonction de la croix. L’apôtre est ainsi aligné sur son Seigneur qui a été crucifié dans la faiblesse, mais qui est vivant par la grâce de Dieu (2 Co 13, 4).

2 Co : l’élément décisif de la théologie de la croix est de faire passer d’une spiritualité de l’imitation dans la vie à une théologie de la configuration pour la vie : « la présence de la mort du Christ dans l’existence de l’apôtre n’est pas à comprendre dans un sens doloriste et tragique ; elle déploie (energetai) une activité porteuse de vie » (p. 309).

3.2 V. P. Furnish[6]

La Croix : démonstration de la charité divine.

Trois textes principaux : Ga 2, 19 ; Rm 5, 8 (voir v. 5) ; 2 Co 5, 14.

4. Sauvés : de quoi ?

4.1 Au Jour du jugement, la colère

Dans la perspective du Jour du jugement, perspective héritée de l’Écriture, Rm 5, 9 : « Combien plus, maintenant justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. » 1 Th 1,10 : « Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. » 5, 9-10 : « Dieu ne nous a pas réservés pour sa colère, mais pour entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ, qui est mort pour nous afin que, éveillés ou endormis, nous vivions unis à lui. »

4.2 Du mal

De ce monde mauvais : Ga 1, 4 : « Qui s’est donné pour nos péchés afin de nous arracher à ce monde actuel et mauvais, selon la volonté de Dieu notre Père. »

De l’empire des ténèbres : Col 1, 13-14 : « Il nous a arrachés à l’empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour en qui nous avons la rédemption (apolytrôsis), la rémission des péchés. »

Du péché : Rm 6, 18-22 : « Libérés du péché et asservis à Dieu, vous fructifiez pour la sainteté, et l’aboutissement, c’est la vie éternelle. »

4.3 Rédemption, rachat (apolytrôsis)

Deux images connexes relevant de deux domaines différents :

1- L’achat d’un esclave sur le marché, de la part d’un acheteur quelconque. Acheter (agorazô) : 1 Co 6, 20: « Vous avez été bel et bien achetés ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps. » 1 Co 7, 23 : « Vous avez été bel et bien achetés ! Ne vous rendez pas esclaves des hommes. » Donc Paul n’abandonne pas la notion de rançon qu’il exprime avec le terme grec de l’achat des esclaves.

2- Thème vétérotestamentaire du go’el (voir surtout Is 43 et 54). Pour le processus du lévirat, voir Ruth 2,20 ; 3,12 ; ch. 4.

Attention : Col 1, 1-14 : apolytrôsis et rémission des péchés sont équivalents.

5 Sauvés par le Christ

5.1 Dia + acc.

À cause de (= par, pour). De quel type de cause s’agit-il ? On peut en alléguer quatre : efficiente ; instrumentale ; exemplaire ; finale.

Rm 4, 25 : « Jésus notre Seigneur, 25 livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. »

1 Co 8, 11 : « le faible, ce frère pour qui le Christ est mort ! » (cause efficiente et finale). Voir Rm 14, 15 : « Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui [hyper] le Christ est mort ! »

6 Salut et sacrifice

6.1 Sacrifice de la Pâque

1 Co 5, 7 : « Le Christ notre Pâque a été immolé. » Le sang de l’Agneau protège le peuple de la colère divine.

« Dans le développement de la première lettre aux Corinthiens, Paul insère une allusion à la Pâque, dans le cadre inattendu d’une semonce adressée à la communauté locale. L’affaire traitée a peu d’importance pour notre propos. Incidemment, l’apôtre fait remarquer qu’ « un peu de levain peut corrompre toute la pâte » (1 Co 5, 6). Il faut donc que les fidèles « se purifient du vieux levain pour être une pâte nouvelle », car ils sont des « azymes ». L’arrière-plan de sa réflexion est inspiré par le temps pascal, durant lequel il écrit sa lettre. Car, dit-il, « notre Pâque à nous, Christ a été immolé » (1 Co 5, 7b). Christ est écrit sans article : c’est ici l’équivalent d’un nom propre. Le verbe thuô est employé pour désigner symboliquement sa mort, en l’assimilant à celle de l’agneau pascal : sa mort a réalisé « notre Pâque ». Cette fois, Paul recourt à un langage figuratif qui montrait, dans la délivrance d’Israël, l’annonce symbolique de notre délivrance. L’expression de l’apôtre est concise : il faudra examiner ses autres lettres, notamment l’épître aux Romains, pour comprendre comment la mort de Jésus, rapportée ici à son titre glorieux de « Christ », a effectué cette délivrance. Il reste que, pour l’instant, le simple emploi du verbe « immoler » suggère une interprétation sacrificielle de sa mort. Et non point de n’importe quel sacrifice, mais celui dont l’agneau de la pâque juive était l’image annonciatrice.

L’apôtre Paul se réfère au livre de l’Exode pour comprendre le sens de la mort de Jésus. On peut même préciser quel verset du livre il a dans l’esprit en présentant Jésus sous ce jour. Le rituel de la Pâque, dans Ex 12, 1-27, comporte en effet trois sections : Ex 12, 1-14, sur la célébration de la Pâque ; Ex 12, 15-20, sur la fête des azymes, et Ex 12, 21-18, sur le sang de l’agneau pascal. Or, Paul fait une allusion claire à la seconde section, quand il dit aux fidèles : « Vous êtes des azymes. » À laquelle des deux autres sections emprunte-t-il son allusion à l’agneau pascal ? On le constate avec certitude, quand on examine la version grecque d’Ex 12, 1-28. Le verbe employé est différent dans Ex 12, 6 et dans Ex 12, 21, pour rendre la même idée : l’égorgement des moutons comme immolation rituelle. Ce texte est à retenir quand on passe à l’Apocalypse de Jean qui emploie celui d’Ex 12, 6 pour parler de l’Agneau égorgé. » (P. Grelot)

 

6.2 Sacrifice « d’alliance »

1 Co 11, 23-26 :

Le Seigneur, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour (hyper) vous ; faites ceci en mémoire de moi." De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi." Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

6.3 Sacrifice de Kippour

Rm 3,21-26 :

Maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient – car il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu – et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption (apolutrôsis) accomplie dans le Christ Jésus : Dieu l’a exposé (proétheto), propitiation (hilastèrion) par son propre sang moyennant (dia) la foi; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis au temps de la patience de Dieu; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui [qui se réclame] de (ek) la foi de Jésus.

Accumulation de vocabulaire : rédemption, expiation, par le sang du Christ, condamnation, justification.

V. 25 : Hilastèrion : désigne d’abord un objet : la plaque d’or qui recouvrait l’autel du sacrifice (en hb : kapporèt voir Ex 25, 17-30) ; puis désigne l’autel lui-même ; puis le rite d’expiation dans son ensemble. Voir aussi Hb 9, 5.

Noter l’absence de toute explication sur la validité d’un tel dessein. Paul se contente de tout référer à une initiative divine, sur la base de la « faveur de la grâce », à une économie du salut qui devait en arriver là au temps fixé.

6.4 Sacrifice d’Isaac

L’ « Aqéda » (Gn 22) : Abraham doit sacrifier son fils unique, bien-aimé. Très certainement sous-jacent à l’affirmation pleine de reconnaissance de Rm 8, 32 : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour (hyper) nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? » Voir Gn 22, 16 LXX : « Parce que tu as fait cela, que tu ne m’as pas épargné ton fils, ton bien-aimé. »

Les rabbins ont développé l’attitude d’Isaac dans le sens d’une acceptation libre à la décision divine.

6.5 Sacrifice du Serviteur

Paul connaît bien la figure du Serviteur de Dieu en Is 52,13 – 53,12 et cite des extraits de ce passage dans ses lettres, en particulier en Rm : Serviteur esclave : 53, 11. Il s’est abaissé : 53, 8. Mouvement d’abaissement et d’exaltation dont Dieu est responsable. Ph 2, 9-11 se réfère à un passage de II-Is (45, 23-24). « Livré pour nos fautes » (Rm 4, 25) ; « Par l’obéissance d’un seul, la multitude est devenue juste » (5, 19) ; Rm 10, 16 ; 15, 21 : « Qui a cru à notre parole ? » ; « Le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures » (1 Co 15, 3). Mais il ne cite jamais explicitement les versets relatifs à l’acceptation volontaire de la part du Serviteur de l’offrande de sa vie pour porter les péchés de son peuple et des nations païennes. Parce que Paul ne veut pas mentionner ce texte qui présenterait Jésus comme victime à notre place (expiation vicaire) ?

7 Salut et condamnation juridique[7]

Une affirmation particulièrement intéressante : Col 2, 14 : « Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il l’a supprimée en la clouant à la croix. » Voir note j de BJ3.

On a voulu y lire une théologie de « l’expiation vicaire » : Jésus a subi à notre place le châtiment qu’avaient mérité nos péchés. Nous en avons été absous. Cette théologie paraît contestable ou tout au moins demande à être nuancée. Cela se trouve dans l’A.T. (Is 53, 5.6.8.11 ; 2 Mac 7, 38). Existe-t-elle chez saint Paul ? Si c’était le cas, il citerait Is 53.

Archaïsme d’une telle pensée : la vengeance du sang sur un membre de la famille du meurtrier. Déjà dépassée dans l’A.T. lui-même (Jr 31, 30).

Ne pas avoir peur de pousser la pensée de Paul vers une solution mieux formulée. Il a encore en tête le schéma de l’expiation pénale.

8 Valeur salvifique du sacrifice

Qu’est-ce qui donne à la mort de Jésus dans sa dimension sacrificielle la faculté d’obtenir le pardon, la réconciliation de l’homme avec Dieu ? Notons trois éléments :

- Cela correspond à un dessein divins, une initiative de Dieu ;

- il y a eu l’acceptation libre de Jésus : il a été livré/il s’est livré.

- Jésus est nouvel Adam, donc en position de chef de l’humanité : Rm 5 (et 1 Co 15, 21-22).

9 L’innovation majeure de Paul : le rôle de l’amour

Déjà un peu dans l’A.T. (Dt et II° Is) : Dt 4, 37. Cf. 4, 31. Dt 7, 7-8 ; Is 43, 3-4.

Dans le N.T. : pas d’affirmation explicite en dehors de Paul[8] : Rm 5, 8-9 : « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. » Ga 2, 20 : « Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi. » Eph 5, 2 : « Marchez dans la charité, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré pour nous, s’offrant à Dieu en sacrifice d’agréable odeur. »

Mais voir Jn 3,16.

10 Salut et identification sacramentelle

Le rôle du baptême : ajoute à l’image (négative) du sacrifice le fait de la résurrection, mais au prix de la valeur sacrificielle de la Passion du Christ. Valorise la cause instrumentale.

Apporte une dimension concrète à l’alliance dans le Christ : toute la personne est engagée, et pas seulement l’âme. Valorise la cause exemplaire.

Ne pas forcer l’image de la nouveauté du corps glorieux du Christ : il n’a pas un autre corps pour substituer celui qui serait anéanti en portant notre condamnation.



[1] Voir P. Benoît, Genèse et évolution de la pensée paulinienne, in : Exégèse et théologie, t. iii, Cerf, pp. 129-158 (Paul de Tarse. Apôtre de notre temps. Hommage à Paul vi, Rome, 1979).

[2] Voir O. H. Pesh, Thomas d’Aquin. Grandeur et limites de la théologie médiévale (Cog. fid., 177), Cerf, 1994, p. 412-414.

[3] Sur la notion de justice : E. Käsemann, La justice de Dieu chez Paul, in : Essais exégétiques (Le monde de la Bible), Delachaux et Niestlé, 1972, pp. 242-255 (Art. publié en 1961).

[4] M. Trimaille, La réconciliation selon saint Paul, in : Spiritus 35 (1994), pp. 221-232.

[5] Voir aussi : Chantal Reynier, Le langage de la croix dans le corpus paulinien, in : Paul de Tarse. Actes du Congrès de l’ACFEB de Strasbourg, 1995 (LD 165), Paris, Cerf, 1996.

[6] The Event of Grace: Death and Resurrection, in: Theology and Ethics in Paul, Abingdon Press, Nashville, 51982, pp. 162-171.

[7] Cf. S. Lyonnet, La conception paulinienne de la rédemption, in : Lumière et Vie, 36 (1958), pp. 35-66.

[8] Et Jn 3, 16 ?

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