Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Biblissimo

Biblissimo

Vous trouverez ici des documents visant à une meilleure connaissance de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Ils représentent le fruit de recherches personnelles. Je les mets à votre disposition en vous demandant de respecter les droits d'auteur. Bon travail!


Parabole des invités aux noces (Mt 22,1-14)

Publié par Biblissimo sur 9 Octobre 2011, 18:12pm

Catégories : #Paraboles évangéliques

Parabole des invités au festin de noces (Mt 22,1-14)[1]

La parabole des invités aux noces se trouve dans deux versions différentes : plus exactement, Mt et Lc commencent l’histoire de manière assez semblable, mais proposent deux dénouements légèrement différents. Mt ajoute même une deuxième partie qui pose problème.

Nous prendrons comme texte de base celui de Matthieu et ajouterons quelques indications concernant celui de Luc, dont certains détails méritent l’attention.

L’histoire

L’histoire est simple : une première étape nous situe dans un royaume[2]. Le temps est venu pour le souverain de marier son fils. Ce qui passe inévitablement par un repas de noces pour lequel il faut des invités. On imagine l’abondance et la qualité des mets, l’ambiance de fête et l’intérêt social de participer à une telle assemblée ! Rien de plus logique. Cependant, notre histoire met en scène un fait vraiment surprenant : aucun des invités prévus n’accepte l’invitation. Leur prétexte : ils ont des engagements plus urgents. Certains vont jusqu’à tuer des serviteurs ! Comment alors remplir la salle ? Le roi trouve aussitôt la solution : il envoie ses serviteurs convier tous ceux qu’ils rencontreront sur les chemins. L’ordre exécuté, la salle est remplie.

Une deuxième étape rapporte que le roi décide d’examiner les convives ; il a vite fait d’en découvrir un qui ne porte pas le vêtement de fête ; interrogé, l’homme ne trouve pas d’excuse ; la sentence est rapide, sévère et sans appel : l’homme est aussitôt exclu et envoyé au pire lieu de châtiment qui soit.

Le refus d’un rendez-vous salvifique

Le cœur de l’histoire nous présente une sorte de « maximum ». Car au moins trois éléments de grande valeur sont associés : 1/ Un repas de noces offre le maximum de joie ; c’est en tout cas l’intention du père de famille. 2/ Le fait de marier un fils (ou une fille) est l’accomplissement de toute une éducation, dans le cadre de l’histoire d’une famille et, ici, d’un royaume. 3/ Les invités représentent ce qu’il y a de mieux dans un royaume et ces noces sont pour eux la meilleure occasion de se montrer, au roi comme aux autres convives : il s’agit de noces royales !

On sait tous qu’il y a un réel « devoir » de se rendre à certaines noces, le devoir de solidarité, de cohésion familiale et la nécessité de nourrir certains liens sociaux. Cependant, l’invitation est toujours adressée en valorisant la liberté de choix des destinataires. On ne les convoque pas comme s’il s’agissait d’un conseil d’administration ! Il n’y a pas de fête qui n’exalte la liberté des uns et des autres !

La parabole s’adresse donc aux Juifs sous forme d’invitation à l’assemblée la plus symbolique de la vie sociale en même temps qu’elle nous promet le maximum de réjouissances.

Pourtant, elle met le doigt sur un problème : il se peut qu’ils refusent.

Car le contexte de cette parabole nous oriente vers une situation visée directement : en effet, elle fait suite à la parabole des vignerons homicides et nous place de nouveau face à ce qui fut un véritable drame de l’Église primitive : la séparation entre les disciples du Christ et le peuple juif. Dans la tradition évangélique, cette séparation est expliquée de diverses manières, mais toujours en indiquant la part de liberté laissée aux descendants d’Abraham. Visiblement, il y a eu grande douleur en cette situation.

Sans doute tous les descendants n’ont pas refusé l’invitation : l’Église est fondée sur un grand nombre d’entre eux, sans lesquels il n’y aurait pas de Tradition. La forme généralisante de l’accusation contenue dans la parabole (TOUS les invités ont refusé) a le rôle d’un avertissement prophétique dans cette parabole ; or, pour des raisons « professionnelles », les prophètes ne s’embarrassent habituellement pas de précisions ou d’excuses…

Pourquoi ce refus ?

Arrêtons-nous sur les raisons alléguées par les invités officiels pour refuser l’invitation :

Mais eux, n’en ayant cure, s’en allèrent, qui à son champ, qui à son commerce… (v. 5).

La petite notice indique deux éléments : Premièrement, les invités sont centrés sur ce qui leur appartient : « son champ », « son commerce » ; deuxièmement, ils sont plus intéressés par leur activité professionnelle que par le rassemblement festif au palais royal. Autrement dit, ils sont enfermés dans leur monde, leur logique d’efficacité, de rendement, de valorisation par le travail… Des noces ? Pourquoi des noces ? Une perte de temps ! Laissons cela aux fainéants ! La personne du roi et l’opportunité de mettre de la joie gratuite (on ne fait pas payer les invités à une noce, surtout quand on est roi !) dans leur existence ne comptent pas pour eux. La communauté, lieu du pardon et de la fête, eux, ils ne connaissent pas… Plus exactement, le fait d’être rassemblés par l’autorité, par une personne qu’on n’a peut-être pas choisie, les dérange. Car on imagine qu’il leur arrive de participer à des noces… pourvu qu’elles rassemblent les copains, les collègues, ceux pour qui on a soigneusement défini les critères de proximité, de convivialité, de commensalité.

Une solution surprenante qui a valeur de révélation

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : il nous faut nous laisser étonner par son rebondissement. En effet, il n’est pas du tout évident qu’on décide de faire venir à table les gens des chemins. Surtout quand on est dans une société composée majoritairement de pauvres, quand les personnes riches et cultivées, éduquées, sont une infime minorité par rapport aux illettrés et aux malades en tous genres. C’est pourtant ce que fait le roi. Le récit va jusqu’à indiquer que les nouveaux venus sont tout autant les mauvais que les bons (v. 10) !

Ce roi aurait-il un cœur paternel ? Ce que les invités ont pris pour une invitation purement conventionnelle et à quoi ils ont opposé la rentabilité n’était-ce pas, en fait, une attitude paternelle, le simple désir de partager la joie, la vie, la fête au maximum de personnes et en priorité aux personnes « dignes » (« les invités n’en étaient pas dignes », v. 8), les membres de la cour et les fonctionnaires du Royaume ?

Ce point est important, car il permet de valoriser davantage ce que nous apprenons du maître par rapport à ce que la parabole nous dit des invités officiels ; autrement dit, l’interprétation de la parabole passerait à côté de son but si elle négligeait de souligner la bonté, la générosité du maître. Ce point est plus sensible encore dans la version de Luc[3].

Ce serait alors comme dans cette autre parabole, chez Luc, mettant en scène deux frères dont le plus grand ne voit en leur père qu’un patron pour qui il faut travailler selon des relations de justice…

Ou encore, nous retrouvons ici la générosité du Maître de la vigne qui décide de donner aux ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure le même salaire que s’ils avaient travaillé toute la journée aux côtés des ouvriers de la première heure…

Nous avons dit plus haut que le contexte de cette parabole était sans nul doute le drame de la séparation entre disciples du Christ et peuple juif officiel. Ajoutons ici que, clairement, la parabole a forme d’allégorie au sens où l’histoire est bâtie en fonction d’éléments se rapportant directement au monde « spirituel », celui vers lequel elle oriente le lecteur.

Que donne à entendre cette parabole ? Un enseignement qui relève de la révélation évangélique : le Dieu annoncé par Jésus, celui dont toute son existence témoigne, ne veut plus être compris comme un Souverain conventionnel, c’est-à-dire écouté et obéi par devoir, sur la base de relations légales ou coutumières. Le Royaume de Dieu – « Il en va du Royaume de Dieu… », v. 2 – sera accompli à la manière d’une noce magnifique où tous les participants auront reconnu librement qu’il n’y a de véritable joie et amour que celles que le roi donne en partage…

Le rôle des serviteurs, médiateurs de liberté

Le roi envoie ses serviteurs. Rien de plus évident : un souverain n’a pas le temps et de toute façon ne s’abaisserait pas à se rendre auprès des gens pour les informer. Il a des serviteurs prêts à cela. Pourtant, derrière cette observation élémentaire se cache sans doute un élément hautement théologique, voire proche de toute spiritualité chrétienne.

En effet, on ne se comporte pas de la même manière quand on est face au souverain, à une personne d’autorité, que ce soit d’ordre administratif ou politique, que ce soit d’ordre affectif (une personne à qui on doit beaucoup dans notre vie humaine, indépendamment de question d’argent ou d’avancement professionnel), ou face à un émissaire, un envoyé. Devant celui-ci, on peut se permettre de réagir assez librement : on n’a pas à subir sur le champ les réactions du patron et on aura éventuellement le loisir de se préparer à donner des explications en temps voulu. L’envoyé marque une distance, souvent salutaire, avec l’autorité qu’il représente.

Ainsi, si nous avions à nous trouver immédiatement face au Christ et qu’il nous demandait un service coûteux, le lui refuserions-nous ? Le rôle de l’envoyé devient ainsi une certaine garantie de réponse libre de notre part. Mais cette distance peut être aussi occasion d’une moins grande responsabilité par rapport au « contrat » qui nous lie à l’autorité : on peut se défiler d’un engagement pourtant normal et prévu…

Dans la parabole du débiteur impitoyable, par exemple, les serviteurs vont agir dans le sens contraire de la décision prise par celui qui est sorti libre du bureau du Maître, libre de ces 10.000 talents à rembourser. Ayant su qu’il n’avait pas fait grâce à son collègue, ils ont recours au Maître auprès de qui ils remplissent un rôle de médiateurs du rétablissement de la justice…

L’expulsion de l’homme sans habit de noces

Il nous faut dire quelques mots sur la deuxième étape de l’histoire, celle qui ne se trouve pas dans la tradition rapportée par Luc, et qui donne au roi comportement étrangement différent de celui que nous avons connu lors de la première étape.

Voilà qu’un homme est « rassemblé » avec d’autres. Il n’avait certainement pas prévu cette aubaine ! Peut-être retourne-t-il de son travail. Ou bien sa condition sociale ne lui permet pas d’avoir un habit de noce. Comme tant d’autres qu’il a rencontrés sur la route, « des bons comme des mauvais » (v. 10), il ne s’est pas préoccupé de passer chez le barbier ou de se procurer un habit de circonstance. Or cet homme est sévèrement interpelé et châtié pour cela ! C’est injuste ! Et le châtiment est plus que démesuré ! On a vite fait d’expliquer le silence de l’homme subitement mis en face du roi par le fait qu’il est tout simplement terrorisé…

Coup de tonnerre dans le paysage que la première partie de la parabole semblait nous décrire !

Reconnaissons-le : le même personnage ne peut pas avoir invité avec une telle générosité une multitude de pauvres anonymes et puni excessivement l’un d’eux pour un problème de vêtement ! C’est incohérent.

Clairement, cette partie du récit a été ajoutée de manière artificielle… Et donc elle ne vient pas directement de Jésus, mais de l’évangéliste.

Pourquoi ?

Les biblistes ont proposé une explication. Elle est intéressante.

La notice de l’homme repoussé parce qu’il n’a pas l’habit de noces est certainement une « correction » apportée dans le cadre de la catéchèse primitive dont Matthieu est le témoin pour préciser que, si tous les hommes sont désormais invités à la table du Royaume – c’est la leçon de la première partie du récit – , ce n’est toutefois pas sans condition. Il n’y en a qu’une : de bonnes œuvres, en cohérence avec le rite du baptême. N’imaginons donc pas un Royaume de Dieu ouvert à tous… les pécheurs indifféremment.

Il faut avoir à son actif une multitude de « bonnes œuvres », parce que la tradition rabbinique interprète habituellement le symbolisme du vêtement par les œuvres méritoires que le fidèle accomplit jour après jour – tout comme l’huile de la lampe des vierges sages que nous entendrons bientôt.

Il faut aussi être passé par le baptême, dont un des rites consiste par le vêtement blanc – l’autre est la lumière, que l’on trouve aussi dans la parabole des vierges sages… Nous en trouvons confirmation à la fin de l’évangile, dans la formule d’envoi des Douze :

Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit (28,19-20)

Les Douze sont ainsi envoyés à toutes les nations mais ils doivent les conduire au baptême, rite par lequel le croyant s’engage à observer tout ce que le Christ a prescrit. Voilà qui correspond bien à notre parabole dans ses deux parties.

Les traits allégoriques de la rédaction de Mt

Pour la majorité des exégètes, le fait que Matthieu ait donné à l’homme la position de roi est signe d’une perspective allégorisante : le lecteur perçoit mieux que cette parabole du Royaume veut dire quelque chose de Dieu. On peut noter aussi que ce trait sert le souci qu’a l’évangéliste de camper des situations d’opposition extrême entre les partenaires, comme dans le cas du débiteur impitoyable qui, bien que n’étant que serviteur, doit à son maître, qui est roi, une somme plus qu’excessive.

Le festin est celui de noces ; ces noces sont celles du fils du roi ; cela est conforme à la thématique du festin de la Sagesse, comme nous l’avons rappelé plus haut.[4]

Les envois successifs de serviteurs (au pluriel) fait penser à l’envoi des apôtres.

La colère du roi est dirigée vers la ville des invités qu’il fait détruire par le feu, allusion implicite à la ruine de Jérusalem.

L’épisode du rejet de l’homme sans habit de noce renvoie à la nécessité du baptême. C’est assez évident.

La version de Luc (Lc 14,16-24)[5]

L'un des convives lui dit : "Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu !"

Il lui dit : "Un homme faisait un grand dîner, auquel il invita beaucoup de monde. À l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : 'Venez ; maintenant tout est prêt.' Et tous, comme de concert, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : 'J'ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé.' Un autre dit : 'J'ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t'en prie, tiens-moi pour excusé.' Un autre dit : 'Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis venir.' À son retour, le serviteur rapporta cela à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : 'Va vite par les places et les rues de la ville, et introduis ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit le serviteur, tes ordres seront exécutés, et il y a encore de la place.' Et le maître dit au serviteur : "Va par les chemins et le long des clôtures, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse.

Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner."

 

La parabole des invités qui se dérobent, chez Luc, est le dernier d’une collection de quatre enseignements donnés dans le cadre d’un repas, un jour de sabbat (14, 1-24). Le premier situe le contexte, notamment le fait que Jésus se trouve chez un des chefs pharisiens (14, 1-6). Le deuxième est une invitation à l’humilité basée sur l’attitude que doit avoir un invité lorsqu’il se présente au repas (14, 7-11). Dans le troisième, lui aussi propre à Luc, on retrouve sa prédilection pour les pauvres dans une invitation à les inviter en priorité (14, 12-14).

Luc a repris le centre de la parabole en l’insérant narrativement dans le cadre du repas (c’est un des convives qui donne l’occasion à Jésus de délivrer la parabole – v. 15) et l’a développé en ajoutant notamment une deuxième vague d’invitations, reprenant le trait de la volonté du maître que sa salle soit remplie (v. 22-23). De plus, alors que, dans le récit de Matthieu, les invités n’allèguent que deux excuses, chez Luc, conformément sans doute à la tradition qui lui est parvenue, ils en allèguent trois, en particulier celle d’un mariage.[6]

On le sait, le trait de la version de Luc qui a le plus marqué la tradition est que le maître donne l’ordre au serviteur de « contraindre » les gens à entrer dans la salle des noces : « Fais entrer les gens de force » (v. 23)… On connaît l’expression latine : « Compelle intrare… » et on sait qu’on (un Bossuet par exemple pour justifier la lutte contre les Protestants, reprenant des affirmations de saint Augustin qui s’y prêtaient bien !) lui a fait dire trop de choses dans le sens d’un prosélytisme outrancier. Une lecture fondamentaliste conduit à l’intolérance la plus grossière ; une lecture qui respecte le genre littéraire et lit un passage en tenant compte de son contexte, le proche comme le lointain, sait faire les indispensables nuances. Or, ici, aussi bien le style parabolique imagé que la perspective eschatologique interdisent de lire le compelle intrare dans son sens littéral : l’expression dit à la fois la volonté du maître de voir son dessein s’accomplir (« afin que ma maison se remplisse ») et l’urgence pour les hommes de se diriger vers la Maison du Père : « Tout est prêt ! ».


[1] Voir notamment J. Dupont, La parabole des invités au festin dans le ministère de Jésus, in : Évangiles synoptiques, II, p. 667-705.

[2] Matthieu a ajouté le titre de « roi » à l’homme de la parabole ; signe d’une perspective allégorisante apparente dans toute la parabole.

[3] Voir par exemple le commentaire de F. Bovon sur ce passage de Luc (L’Évangile selon saint Luc, vol. 3, p. 445).

[4] P. 88.

[5] F. Bovon a consacré 21 pages à cette parabole dans son commentaire de Luc (L’évangile selon saint Luc, vol. 2 :  9,51 – 14,35, p. 441-462).

[6] En accord avec le texte rapporté par l’Évangile (apocryphe) de Thomas, § 64.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Lo. 02/10/2013 16:56

Je propose une autre interprétation pour le vêtement blanc plutôt que les bonnes oeuvres, et je m'aide pour cela du texte de Apocalypse 7:14 et Apocalypse 22:14. L'habit de noces serait le vêtement
lavé dans le sang de l'agneau. si nous ne revêtons pas le sang de Christ, méchant ou bon, nous ne sommes pas justes devant Dieu et nous ne pouvons pas venir devant lui sans être coupable d'avoir
péché contre lui. Mais si nous avons ce vêtement blanc de fête, cette vie de Christ qui est mort à notre place, nous sommes réconciliés avec lui et avons droit de prendre part à la fête. Le roi ne
nous demande pas d'être digne en faisant de bonnes oeuvres, mais en acceptant, d'une, son invitation, et de deux sa grâce par la croix.
Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas plutôt ce que Jésus voulait dire ?

Myriam Delvarre 21/01/2020 15:18

Je pense que vous avez raison. Dans la tradition hébraïque, c'est la famille du fiancé qui donne le vêtement de noces aux invités, c'est-à-dire dans si l'on transpose dans la parabole Dieu lui-même. Ainsi le vêtement de noce est une grâce un don gratuit de Dieu . Je me penche sur la question dans un article que j'ai écrit, où je compare la robe de bal des contes de fées et ce fameux vêtement de noces. C'est très éclairant de faire le parallèle !
https://www.pagesvolantes.fr/conte-fees-guide-spirituel-part-2/

Myriam Delvarre 21/01/2020 15:08

Bonjour Lo,

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents